LETTRE OUVERTE SUR LE PRINCIPE DU PARTAGE

Durée: 7:10'


LE PRINCIPE DU PARTAGE

La situation actuelle est aussi grave que sérieuse. Des hommes, des femmes et des jeunes partout dans le monde sont pour l’instant soumis à de rudes épreuves. Le problème auquel nous sommes tous confrontés avec la propagation du covid-19 n’est pas uniquement d’ordre national, mais bien international voir même mondial. Ce virus mobilise, d’une manière ou d’une autre, toute l’humanité. Si nous ne prenons pas des mesures immédiates et globales ensemble, ce sera le virus qui le fera pour nous.

Avant cette pandémie, nous venions tout juste de sortir des gigantesques feux d’incendies du continent australien ; le réchauffement climatique atteignait des records de température au pôle Sud. Les inondations et les sécheresses, la pollution de l’air, le déboisement, la famine et la pauvreté s’intensifiaient dangereusement et dépassaient des seuils alarmants. A quoi le monde ressemblera-t-il après le passage de ce corona virus ?

Les catastrophes, qu’elles soient naturelles ou pas, se suivent les unes après les autres. Les extrêmes deviennent de plus en plus extrêmes et cette tendance commence à se généraliser. Nous devons faire face à des situations jamais vécues auparavant et nous sommes face à face avec notre ennemi le plus redoutable, l’homme en action.

Quel signe, quelle catastrophe plus dévastatrice devrons-nous encore subir afin de nous faire comprendre que nous sommes une grande famille, que l’humanité est Une ? Notre système économique basé sur les inégalités, le séparatisme, la corruption et l’autosuffisance est en train de s’effondrer. Alors que les forces du marché et la compétition ont mené l’humanité au bord du gouffre, on continue toujours à spéculer en bourse et à pratiquer une économie austère, aveugle et complètement asociale. Tout cela en faveur d’une élite et au détriment des familles, des citoyens et des travailleurs. Cette disproportion, cette séparation, ces inégalités ont créé une fissure à la boîte de Pandore.

Le fonctionnement de la vie, l’intérêt du bien-être social et l’innocuité dans nos relations humaines doivent obtenir une place centrale, c’est urgent et nécessaire. Pour cela, nos normes et nos valeurs interrelationnelles actuelles doivent être profondément et radicalement revues. Il est plus que grand temps d’instaurer des valeurs justes et durables dans nos relations humaines, tels que le principe du partage et la coopération.

Il est maintenant plus clair que jamais, que ces valeurs presque divines, ou du moins universelles sont devenues la clef et la garantie de notre existence future. Il est impérativement nécessaire d’instaurer à nouveau la confiance, la paix, la justice et le partage dans nos relations humaines, ainsi que dans toutes nos institutions nationales et internationales. C’est la seule alternative possible afin d’assurer la survie de la race humaine. Toutes les autres options suivies jusqu’ici ont toutes échoué.

Si nous ne sommes pas encore dans un scénario apocalyptique, nous en approchons à grand pas. La prochaine plaie sera encore plus intense et sans doute plus dévastatrice que jamais. Cependant nous avons tous les ingrédients en notre possession afin de mettre en place le principe du partage. C’est la clef, la valeur intrinsèque pour des relations humaines justes et une remise en confiance mondiale.

Dans une société gouvernée principalement par la norme du “je” et organisée depuis une relation nous/eux, nous devrions nous fondre dans la norme du “groupe” qui forme un tout. La solution à tous nos problèmes, qu’ils soient grands ou petits, est le partage car il engendre la confiance entre tous les hommes. Le partage ne peut que nous enrichir. La coopération quant à elle favorise la paix et nous mène vers l’unité. La mise en œuvre de ces deux valeurs sacrées garantit la construction d’un monde meilleur auquel tout être humain aspire et qui est l’espoir de toute l’humanité.

Le partage, c’est l’épée de la justice mise en œuvre par une action juste et durable.

Tout autre option nous conduirait à notre perte, à une autodestruction certaine et n’est donc pas envisageable. Le partage des ressources mondiales à lui seul peut rapidement éradiquer la famine mondiale et la rayer définitivement de la carte. L’instauration du partage et de la coopération viendraient même à bout du terrorisme et de la crise des réfugiés dans le monde entier.

Sans partage, il n’y a pas de confiance. Sans confiance il n’y a pas de justice et s’il n’y pas de justice, il n’y aura ni paix ni avenir.

L’heure est venue de prendre une décision importante et d’agir afin d’instaurer le principe du partage et de la coopération en tant que norme entre les hommes. Il est plus qu’urgent et nécessaire – même s’il n’est pas encore trop tard – d’agir dans l’intérêt du plus grand nombre. Qui que vous soyez, cette décision d’opter pour le partage est maintenant entre vos mains. Cela mettra en lumière et ira de pair avec une prise de conscience que nous sommes tous liés, que nous nous reconnaissons dans l’autre, que l’humanité est une grande famille et que nous sommes tous Un.  

Même si l’on doit déplorer la contamination du virus dans presque tous les pays du monde, la pandémie et ses effets ont créé une esquisse d’une timide collaboration mondiale. Faut-il maintenant vraiment attendre que des événements catastrophiques nous tombent dessus pour nous inciter à agir dans l’intérêt de tous, à s’occuper des personnes dans le besoin, à donner le meilleur de soi ? Osons espérer que le libre arbitre et le bon sens des leaders de nos pays les pousseront à faire le nécessaire avant que le prochain déluge ait lieu.

L’heure de vérité est maintenant venue, votre choix, votre décision changera la face du monde définitivement. Le choix est connu : ou bien nous gardons nos vieilles habitudes destructrices totalement obsolètes, avec une autodestruction de l’humanité comme résultat final. Ou alors, nous restaurons le plan mondial avec l’instauration du principe du partage et de la coopération afin que l’humanité puisse entrer dans une ère de Paix, de Justice et de Fraternité sans précédent.

Je vous remercie d'avoir pu partager avec vous ce message d’espoir.

6 avril 2020

Philippe Cengiarotti